Sartor resartus. Un Pascal puritain

 

 

 

 

                                                        Pour Jean et Madeleine

 

 

 

1.

 

 

 

 

 

Un livre une fois de plus lu par hasard, le Sartor resartus de Carlyle, dans la traduction d'Edmond Barthélemy, datée de 1904. Le livre lui-même a été écrit en 1831, publié quelques années plus tard : refusé par les éditeurs, il a paru d'abord en feuilletons ; livre surprenant, anachronique, qui n'a fait son chemin qu'en arrière de l'histoire littéraire[1].

 

Lu par hasard ? J'en avais trouvé le titre dans un essai quelconque de Borges ; resté dans ma mémoire, je l'ai cherché sur le site de Gallica. De fait, le livre avait tout pour intéresser l'anglomanie, l'esprit compliqué de Borges : deux livres en un, un livre fictif, fictif au second degré, et son commentaire.

 

Cela se présente comme un roman à deux personnages. Un commentateur anonyme, nommé ici l'Éditeur, rend compte d'un gros livre paru en Allemagne, un Traité du vêtement. Il l'a reçu par la poste, accompagné d'enveloppes contenant des documents explicatifs ; le tout envoyé par un Heushreck (ou sauterelle), conseiller aulique, connaissant personnellement l'Auteur, un professeur Teufelsdroeckh, ou crotte du diable. L'Éditeur est anglais, l'Auteur allemand ; le premier n'est pas absolument séduit par le livre du second, à cause du style, d'abord, lourd car teutonique, trop chargé d'images ; de la pensée surtout, où il y a une étrangeté ou une folie, un penchant à l'idéalisme poussé jusqu'au mysticisme. Il s'efforce pourtant d'en donner honnêtement le contenu, en recopiant de longs passages, s'autorisant aussi à couper ici et là.

 

Une présentation plutôt décourageante, donc, destinée aux compatriotes de l'Éditeur, de Carlyle lui-même ; mais le commentaire ironique n'est destiné qu'à prévenir une réception négative, et il est dépourvu de substance propre ; c'est le livre fictif, le Traité du vêtement flanqué de ses documents biographiques, qui porte l'intéressant, la pensée réelle de Carlyle,  et aussi des éléments de son autobiographie, l'une et les autres ainsi mis à distance. Le lecteur d'aujourd'hui, au premier abord dérouté par l'artifice, la surabondance de l'écriture, éprouve soudain le sentiment d'une spontanéité, de ce qu'un commentateur appelle « une sincérité bouleversante ».  Sartor resartus, écrit Pierre Vitoux, c'est « la transposition d'une illumination mystique que Carlyle a connue en 1822, et le résultat de son approfondissement dans les années suivantes[2] » ; le livre par lui-même, de façon comme génétique, illustre la vérité dont Carlyle a eu le don et la révélation : les fruits de l'esprit précèdent ses fleurs ; tout entier il est porté par l'enthousiasme, la certitude ; en même temps, c'est comme si l'auteur  était allé à l'aventure, sans savoir peut-être où il allait[3],

 

Le Sartor resartus fait ainsi partie de la même famille que plusieurs livres intemporels de la littérature mondiale, le Verdict, écrit en une nuit, les Méditations cartésiennes, le premier Discours de Rousseau : textes originels, engendrant une réflexion plutôt que naissant d'elle, créant leur auteur. Le livre de Carlyle est-il philosophie ou littérature ? Il n'y là qu'une question d'école. Le Sartor resartus prend acte d'une crise spirituelle de Carlyle, au début des années 1820, et de sa résolution, du dépassement d'une souffrance existentielle et philosophique. D'une sorte de Nuit de feu, d'une naissance mystérieuse.

 

 

 

 

 

2.

 

 

 

 

 

D'où naît une compréhension absolue des choses ? Le livre, par une architecture élémentaire et plutôt maladroite, interrompt l'exposé des thèses du professeur allemand par une biographie censément explicative de celles-ci. Mais peut-on comprendre une compréhension, une création, un acte humain ? Peut-on expliquer une œuvre quelconque, pensée ou œuvre d'art, par une causalité biographique ? L'Àuteur se pose la question à lui-même : « Que sont, s'interroge-t-il, les faits historiques, plus encore, les faits biographiques ? Prétend-on connaître un homme, et surtout l'humanité, en enfilant les grains de chapelet de ce qu'on appelle les faits ? Ce qui constitue l'homme, c'est l'esprit dans lequel il a agi. L'homme est non ce qu'il a fait, mais ce qu'il s'est fait » (p.222). Peut-être, comme s'en avise tout à coup l'Éditeur, les faits biographiques contenus dans les enveloppes marquées aux signes du zodiaque ne sont-ils que des fictions : « Ces documents autobiographiques constituent en partie une mystification ! »(p. 221) ; mais toute biographie, toute histoire, dans leur prétention à éclairer les causes, ne sont-elles pas que fiction et mystification ? À lire la biographie du professeur Teufelsdroeckh, telle qu'elle est reconstruite par l'Éditeur à partir des fragments et des documents, on peut se demander en effet ce qui peut expliquer quoi.

 

 

 

Est-ce, que le père réel de l'enfant Diogènès Teufelsdroeckh soit inconnu, que le nourrisson ait été apporté par un inconnu sorti de la forêt ? Teufelsdroeckh naît sans père, mais sans mère non plus, il n'insiste pas là-dessus. Ses parents ne sont qu'adoptifs. Mais, dit-il lui-même, nest-ce pas le cas de tout être humain ? Le père apparent n'est jamais qu'une courroie de transmission. Le véritable père, c'est Dieu, là est la source, la flamme de l'Esprit venue animer un corps. Dans la béance où vient se loger le don de la connaissance, quel rôle ont joué la mort du père, la conscience soudaine du jamais plus ? L'illumination n'est-elle pas née de l'excès de solitude, de l'absence ou de la trahison des amis, et surtout de la déception amoureuse ? Pour Teufelsdroeckh, l'amour était voué à l'échec ; et pourtant il était en lui-même une expérience bouleversante, un accès au plus profond. Mais la solitude et la déception ne sont ici que des conditions propices, une préparation à l'évidence.

 

 

 

Quel rôle a joué, de la même façon, dans l'illumination de la connaissance, tout ce qui l'a précédée, biographiquement, dans les écoles et les universités ? Aucun rôle, répond l'intéressé : il n'a eu que des maîtres dépourvus de lumière, incapables de mettre en question ce qu'ils avaient eux-mêmes appris et ce qu'ils enseignaient. Mais c'est tout enseignement, toute tradition qui sont ici mis en cause. Sans doute le professeur allemand sait-il sa dette à l'égard de ceux qui l'ont précédé ; mais chaque individu est comme premier. L'humanité ne surgit pas seulement de la nuit cimmérienne à son origine  ; elle surgit du néant à chaque  génération : «  Ainsi, comme une armée d'esprits au souffle de flammes, crée par Dieu, nous surgissons du vide […] O cieux, où allons-nous ? Les sens ne répondent pas ; la foi ne répond pas ; nous savons seulement que c'est du mystère au mystère, et de Dieu à Dieu (p. 288) »[4].

 

 

 

L'enfant, le jeune homme, en effet, se sont faits eux-mêmes, par une pulsion mystérieuse à lire et à penser,  une lutte silencieuse, insoupçonnable, contre ce que Teufelsdroeckh lui-même, avec les maîtres allemands de Carlyle, appelle l'esprit du temps, le Zeitgeist. Carlyle n'est pas hégélien[5], il ne croit pas à un plan préétabli, à une progression dialectique de l'histoire ; le temps est pour lui une succession de vêtements que l'humanité dépouille, comme un oignon qu'on pèlerait à l'infini. Son personnage pourtant, comme un héros de la connaissance, souffre de son époque, se dresse contre l'évidence collective. « Et maintenant, dit-il, le génie du mécanisme pèse [sur nous] comme jamais ne le fit nul cauchemar » (p. 241). En même temps, par la loi même du changement, toute évidence collective est vouée à s'évanouir ; « Notre solitude, c'est le vaste monde en un siècle athée ; nos quarante jours, ce sont de longues années de souffrance et de jeûne, mais qui auront aussi une fin » (p.204). « Si notre ère est l'ère de l'incroyance, à quoi bon s'en plaindre ; une ère meilleure n'approche-t-elle pas, n'est-elle pas arrivée, même ? […] Car l'homme vit dans le temps » (p. 132). « Car c'est la nature de l'homme, qu'il change son dialecte de siècle en siècle ; il ne peut s'en empêcher » (p. 209). C'est en Teufelsdroeckh, c'est-à-dire en Carlyle, que l'époque mue, que l'esprit se dévêt et se dénude, ou prend conscience de sa nudité.

 

 

 

 

 

 

 

3.

 

 

 

 

 

Cela se passe à Paris, du côté de la barrière d'Enfer.  « Cette âme que le feu vient de baptiser (rue Saint Thomas de l'Enfer), cette âme si longtemps ravagée et déchirée de la foudre, sent ici sa propre liberté, et ce sentiment c'est son baptême de feu ».

 

À propos d'Anaxagore, Nietzsche raconte comment le philosophe ionien inventa  l'Esprit, le Noûs seul libre parmi le mécanisme universel[6]. Sartus resartus se présente comme « un Évangile de la liberté ». Mais la liberté, dans l'illumination de Teufelsdroeckh, est le nom d'une vision totale de l'homme, du mystère de l'origine jusqu'au mystère de l'action ordinaire, quotidienne, dont l'habitude masque le caractère miraculeux, même divin.

 

 

 

Une liberté qui est aussi un appel, qui porte en elle, comme inscrits dans l'être, le devoir et l'amour. (p. 204). « Notre vie est toute environnée de nécessité ; pourtant la liberté, l'exercice volontaire de la force, est toute la raison d'être de la vie même... Le commandement que nous tenons de Dieu : applique-toi à bien faire, est mystérieusement écrit dans nos cœurs[7]». Il faut faire ce qu'on peut et doit faire, dans la situation concrète où l'on est. Pour un clerc, c'est écrire, éclairer l'obscurité du monde. (p. 215). « Notre Amérique est là, ou nulle part » (dixit Goethe, dans Wilhelm Meister).  La vocation ou mission, c'est, pour Carlyle, d'écrire le Sartor resartus.  « Exprime ce qui est en toi, ce que Dieu t'a donné, que le diable ne peut pas t'enlever » (p. 218). La plume est un outil faiseur de miracles ; le livre est plus éternel que les pyramides, que le sphynx regardant bêtement les sables du désert : la Bible hébraïque, on peut encore la lire et la relire.

 

Tout se passe donc comme si l'illumination qui donne naissance au livre n'était pas une expérience solitaire ; elle brise au contraire une habitude ou illusion de solitude ; la réalité vivante de l'autre est inscrite au cœur de chacun ; le solipsisme est une erreur, un oubli : «  Hommes et femmes autour de moi-même me parlant, me faisaient l'effet d'automates ; j'avais, dans la pratique, oublié qu'ils étaient en vie, qu'ils n'étaient point de simples automates ». Et tout à coup, à l'inverse : « Toute personne a pour nous quelque chose de saint ». Une telle révélation est une seconde naissance (p. 208). « Oui, la rumeur de la vie aux mille voix […] n'était plus une cacophonie désespérante ; ces voix étaient devenues attendrissantes, […] comme les sanglots d'un être muet »... « Je regardais l'homme, mon frère, avec un amour infini, une infinie pitié. Homme, ô pauvre, ô vagabond, ô aberré ! »

 

Où ce qu'on appelle ordinairement l'amour (« L'universelle électricité spirituelle éclatant en un développement de feu, qui déployé entre l'homme et la femme, reçoit alors le nom expressif d'amour »), dans son être paradoxal, mystérieux (« le rapprochement du semblable et du dissemblable »), a son lieu, une situation mystique. « Il est certain, écrit Carlyle citant Novalis, que ma croyance gagne à l'infini lorsque je peux en convaincre un autre esprit ! » (p. 235). « Mystique, écrit-il encore, plus que magique, est cette communion de l'âme avec l'âme, alors que l'une et l'autre regardent vers le ciel » (ibid). Et p. 154 : « Pensez-vous que le plus infime des êtres mortels nous soit indifférent ? N'est-ce pas plutôt notre plus intime désir que de faire un avec lui ; que de nous l'attacher par la reconnaissance, par l'admiration, par la crainte même ; ou à défaut de cela, de nous attacher nous-même à lui ? Que sera-ce donc s'il s'agit comme ici des contraires ? »

 

 

 

 

 

 

 

4.

 

 

 

 

 

Sartor resartus, dans son apparence sternienne, décousue, imprévisible, est comme un long poème présocratique où seraient envisagées et unifiées tous les aspects de l'existence humaine[8]. « Long et aventureux, écrit l'Éditeur à la p. 289, a été le voyage : depuis les extérieures, vulgaires, palpables cosses de l'homme ; en passant par ses merveilleux vêtements de chair, et ses merveilleux ajustement sociaux ; jusqu'aux vêtements de l'âme même de son âme, jusqu'au temps et à l'espace eux même ! Et maintenant, dépouillée de ses enveloppes, l'essence spirituelle, éternelle de l'homme et de l'humanité, commence-t-elle en une certaine mesure à se révéler ? » Ce qui a été mis en évidence, durant ce parcours, ce sont « quelques-uns des schémas primordiaux de l'existence humaine ; ce qui est variable, séparé de ce qui est invariable ».

 

Ce qui est variable, temporel et temporaire, c'est l'apparence des choses, que Teufelsdroeckh symbolise comme vêtement.  Le vêtement est partout, dehors et dedans : il est dans la métaphore, qui dit une chose à travers une autre, une image ; le langage est tout entier vêtement ; le vêtement par excellence est le corps lui-même, qui habille et rend visible l'esprit de chacun. L'espace entier de la perception est un voile, un vêtement, le réel est au-delà, on le perçoit à travers l'apparaître des choses, c'est l'esprit lui-même, l'esprit des autres, mon esprit à moi conscient de ce que je vois ; qui lui-même échappe au temps. Ce qui est invariable, en effet, c'est la nature profonde de l'homme, le caractère divin de l'esprit. « Toute personne a pour nous quelque chose de saint ». Chaque acte est divin, est inspiré ; faut-il dire : davantage encore l'œuvre d'art ?  Le miracle est à chaque instant ; on a l'habitude du miracle, on ne le voit plus, on ne s'étonne plus.

 

Il y a bien des choses dans Sartor resartus qui rappellent les Pensées de Pascal, et Montaigne à travers celles-ci. Carlyle avait pu lire l'un et l'autre. Que le vêtement du juge empêche de voir l'être quelconque qui le porte, et que l'imagination et l'habitude masquent le réel comme autant de vêtements, ce sont des thèmes plus anciens que le philosophe anglais. Pascalien particulièrement est ici le paradoxe d'une réalité humaine qui est contradictoirement glorieuse et misérable. « Pas la moindre hutte bâtie par lui qui ne soit la visible corporification d'une pensée », p. 240.  Il y a Inspiration et Révélation dans tout acte humain, qui est écriture, que ce soit l'épopée sanglante de Napoléon inscrite dans la terre, dans les corps des hommes fauchés par la mitraille ; ou des traces de pas sur le rivage. Dans la réalité humaine, à chaque instant, le Divin se manifeste aux sens ; l'Eternité paraît, plus ou moins visiblement, à travers l'image temporelle, Zeitbild. De cette dernière sorte sont toutes les vraies œuvres d'art ; « en elles, (si l'on sait distinguer une œuvre d'art d'un barbouillage artificiel), l'on apercevra l'Eternité apparue à travers le temps, le divin rendu visible » (244) ; « plus nobles encore que toutes les œuvres de cet ordre sont les vies des hommes héroïques, inspirés de Dieu : quelle autre œuvre d'art est aussi divine ? ». 

 

Une grandeur de l'homme, donc, de l'individu ; une petitesse, une fragilité aussi qui appellent l'humilité. « Des milliers de générations humaines, tout aussi bruyantes que la nôtre, ont été englouties par le temps, et il n'en reste plus aucun débris ». « Qu'est-ce que cette méchante niche à chiens qu'on appelle la terre ? Qu'es-tu, toi, qui t'y tiens geignant ? Tu n'es encore rien, personne ; d'accord ; mais qui donc est quelque chose, quelqu'un ! »(201). « Quel homme donc, si haut placé soit-il, dans cette vaine existence, n'avais-je point trouvé pourchassant une ombre ou pourchassé par une ombre ; et lorsque mon regard perçait ses brillants dehors, passablement misérable ? »  La condition de la paix intérieure, c'est de renoncer à l'idée de son importance propre ; au désir de voir tous ses désirs satisfaits dans la réalité : un renoncement au bonheur. « Qui t'a dit que tu devais être heureux, alors que la plupart ne le sont pas ? demande Carlyle, sous un masque ou un autre (p. 210, 211). « Quel acte de législature avait arrêté que tu devais être heureux ? » « Supposons que tu ne sois pas né pour être heureux, mais bien pour être malheureux ! »

 

 

 

Telle est l'expérience originaire que déploie Sartor resartus (188) ; où le philosophe trouve une force définitive ; « Je secouai loin de moi la vile peur pour jamais. J'étais fort, d'une force inconnue ; un esprit, presque un dieu. » « C'est de cette heure que j'incline à dater ma nouvelle naissance spirituelle, mon baphométique baptême de feu ; c'est alors peut-être que je commençai à être un homme. »

 

 

 

5.

 

 

 

Dirai-je que nous traversons nous aussi une période de glaciation philosophique ? La doctrine de Carlyle, ou de Teufelsdroeck, pourrait faire pièce à l'évidence du mécanisme,   de la nouveauté scientifique ou technologique. Quelle est la réalité dernière de la science, s'interroge le professeur allemand, en dehors de quelques têtes infiniment fragiles, et de l'importance qu'ils lui donnent, qu'ils se donnent ? L'idéalisation de la connaissance scientifique pourrait bien n'être qu'un vêtement de l'époque, la peau d'un oignon. Qu'on ait atteint le réel dernier de l'homme, au-delà de tous les vêtements, de toutes les évidences  collective, c'est ce qu'ont cru les maîtres de notre temps et leurs disciples : la psychologie, l'anthropologie, la sociologie, l'histoire surtout comme sciences.  

 

 

 

 

 

 .

 



[1]            Thomas Carlyle, Sartor resartus, Mercure de France, trad. Edm. Barthélemy, 1904. - Thomas Carlyle, Essais choisis de critique et de morale, trad. Edm. Barthélemy, Mercure de France, 1907. - Carlyle, Emerson, correspondance, 1834-1872. Trad. E. L. Lepointe. Armand  Colin, 1912. (Reprint, distribué par l'Harmattan.) - Edm. Barthélemy, Thomas Carlyle, essai biographique et critique, Mercure de France (sd).

[2]            Pierre Vitoux, Carlyle et le culte du héros, Romantisme, 1998.

[3]         Comme faisaient ses maîtres, Sterne et Jean-Paul, auxquels la fantaisie du livre fait souvent penser.  

[4]          Et l'auteur de citer Shakespeare : « Nous  sommes l'étoffe même dont les rêves sont faits, et notre petite vie est environnée de sommeil ».

[5]          Pierre Vitoux, art. cit.  

[6]          Nietzsche, La philosophie à l'époque tragique des Grecs, p. 73. Gallimard Paris, 1975. Folio.

[7]          Th.  Carlyle, op. cit.  p. 191, 192. 

[8]           Plus proche, par le ton et le fond, est le Zarathoustra de Nietzsche.